La permanence téléphonique 24h/24h est, en soirée et le W-E, essentiellement une permanence d'écoute : il s'agit d'urgence pour les personnes qui nous contactent mais, bien souvent, il s'agit en réalité de situations de crises latentes qui n'exigent pas d'interventions immédiates.
Nous sommes également appelés, soit par des parents-secours, soit par des autorités officielles pour des situations problématiques nécessitant une réponse immédiate.
La majorité des dossiers ouverts lors des appels au bureau traite de problèmes de droit de la famille, de violence familiale, de crises d'adolescence mal vécues.
En 2004, plus de 1.500 appels ont été réorientés et plus de 400 dossiers ouverts.
Quelques interventions
- Une mère nous explique que sa fille de 15 ans est très difficile: elle sort tous les jours jusqu'à 23h30, est en absentéisme scolaire. De plus, elle l'a menacée de lui rendre la vie infernale si elle refusait qu'elle aille dormir chez son copain (les parents du copain étant d'accord). Nous avons contacté le SAJ qui a pris la situation en charge.
- Un père nous contacte car il vient de se séparer de sa compagne : ils ont un bébé de 19 mois et il souhaiterait une garde alternée que la mère refuse. Nous avons aidé ce papa dans ses démarches auprès du Tribunal de la Jeunesse.
- Un parent-secours nous contacte car 2 petits garçons de 9 et 12 ans ont fugué le soir et refusent de retourner chez leur mère ; les parents sont divorcés et les gamins veulent voir leur père. Nous avons averti la Police que les enfants n'avaient pas disparu et nous avons suivi ce dossier toute l'année.
- Une dame de 84 ans, qui élève son arrière petit-fils de 4 ans nous demande conseil : le père, qui est son petit-fils, a 24 ans et la mère du petit l'a abandonné ; le père vient régulièrement voir le petit mais est violent avec lui. Elle craint de ne plus avoir le gamin si elle porte plainte. Nous avons contacté les services adéquats pour être certains que le père ne parte pas avec le petit. La famille est aidée par des services sociaux.
- Le père d'un garçon de 18 ans nous appelle un soir vers 21h : son fils vient de le frapper ; la police est déjà intervenue 3 fois mais il continue à les battre, lui et sa femme ; il a déjà démoli une voiture ; quand il est saoul, il casse tout dans la maison .Nous lui avons dit qu'il n'avait pas d'autre choix que de porter plainte contre son fils.
- Une mère s'inquiète pour sa fille de 15 ans : depuis qu'elle « chat » sur internet, elle la bat (comme le faisait son père avant la séparation), elle sort avec des gens « bizarres » qu'elle a « rencontrés » sur internet, elle n'étudie plus. Madame, qui a confisqué le modem d'accès à internet , s'est fait battre et insulter. Nous lui avons conseillé de se rendre au SAJ qui a ouvert un dossier.
- Un homme nous appelle le soir sur le bip : il a fait un accident de voiture et, en faisant le constat à l'amiable, lui et son copain ont aperçu un jeune garçon traînant tout seul dans la rue. Ils l' ont emmené boire un coca dans un café d'où il nous appelait : le gamin avait 12 ans et avait fugué du home où il était placé. Nous lui avons dit d'avertir directement la Police car il y avait certainement un avis de recherche sur lui.
- Une maison médicale nous contacte pour nous demander de prendre une petite fille de 6 ans le temps que la maman, qui a un cancer, se fasse opérer. Une famille parent-secours a accepté et , de sa propre initiative, donc en dehors de son rôle de parent-secours, a repris la petite plusieurs fois, après les séances de chimiothérapie de la maman.